Pour blog qui se propose d’allier cuisine et littérature, Agatha Christie est un cas d’école. C’est chez la reine du crime que j’ai appris à me méfier de toute odeur d’amande insolite qui pourrait signifier que l’on tente de m’empoisonner au cyanure. Et oui, avec Agatha Christie, au détour des pages les Christmas pudding deviennent meurtriers et les plus innocentes tasses de thé se transforment en armes du crime.516D887R0CL
Agatha Christie était paraît-il une amatrice de bonne chair. Tout sa vie elle a consommé de la fameuse « double crème » du Devon. Si vous en avez l’occasion, regardez des photos de cette auteur tout au long de sa vie. Vous verrez que sa silhouette s’est épaissie de façon notable au cours des années...
Bref un Agatha Christie ne serait pas un Agatha Christie, si les protagonistes ne passaient pas autant de temps à savourer leur thé, à dîner en costume du soir dans des trains de luxe, ou à prendre des copieux breakfast dans les manoirs de la plus haute aristocratie britannique.
Je ne suis pas la première à avoir noté le péché mignon de la romancière. Anne Martinetti et François Rivière en ont tiré un livre de recette, très justement intitulé Crèmes et châtiments, qui occupe une place de choix dans ma bibliothèque.
Si en me lisant – comme je l’espère- une envie soudaine de muffin et de sauce à la menthe vous fait saliver, je vous conseille surfer en français chez Becky et Liz ou en anglais chez Baking for Britain !

Et par ici à suivre, plusieurs chroniques de romans d'Agatha Christie accompagnées de recettes garanties sans arsenic.