J'avais envie de parler de vampires...
41DcKN0STkLRécemment la saga Twilight, écrite par Stephenie Meyer a fait un tabac. Après avoir vu le film (je ne l'ai pas trouvé aussi nul que certains, mais je suis plutôt très bon public pour ce genre de sujets), j'ai lu les quatre tomes en anglais. Sur son blog, Rose fait une critique très amusante du second tome, en partant dans sa série sur les auteurs "capricorne".

Pour ceux qui ont pu échapper à la pub monstrueuse faite autour de ce best-seller et du premier film qui en a été tiré, voilà le topo:

Isabella (Bella) Swan, quitte Phoenix, la cinquième ville des Etats-Unis, l'Arizona et ses déserts, la chaleur... pour aller vivre chez son père à Forks dans l'état de Washington au Nord Ouest des USA. Le coin des States qui a le plus fort taux de pluviométrie ! Dans son nouveau lycée, elle tombe amoureuse quasiment dès le premier regard, d'un garçon de sa classe particulièrement beau et à la peau très pale (comme tous les membres de sa famille).

 

Edward, le garçon en question a un comportement tellement bizarre que Bella comprend vite qu'il est en fait un vampire. Lui aussi tombe amoureux d'elle. Bien qu'il ait très envie de la mordre dans le cou et de boire son sang, il se retient, car il est bien élevé. En effet, il fait partie d'une famille de vampire végétariens et ne boit que du sang d'animaux.

 

Bref vous voyez le dilemne? Comment un vampire peut-il sortir avec une humaine? A tout moment, le monstre en lui peut prendre le dessus et la dévorer. Il reste éternellement jeune et elle continue de vieillir... Et pour ne rien arranger, Bella semble faire le même effet sur les vampires, qu'un steak tartare sur moi ! Or tous ne sont pas aussi bien élevés que son amoureux...

 

Voilà en gros l'histoire de base sur laquelle Stephenie Meyer brode pendant quatre romans. Le résultat est plutôt pas mal. Bon en anglais c'est pas trop dur à lire, j'ai l'impression d'être bilingue tellement ça va vite et ça s'est déjà un bon point. Et puis, malgré tout elle réussit à créer une nouvelle image du vampire plutôt complète et intéressante. Je développe.

 

Depuis Anne Rice, les vampires ne craignent plus l'ail, ni les crucifix, ni les miroirs. Chez Meyer, ils ne craignent même plus le jour. Ils essaient juste d'éviter le soleil, car ses rayons font briller leur peau, comme si elle était incrustée de milliers de diamants. Plutôt cool, mais pas pratique quand on veut rester incognito. Certains vampire meyeriens développent aussi des pouvoirs magiques lors de leur métamorphose. Edward, l'amoureux transi peut lire dans les pensées des gens, Alice sa soeur adoptive voit l'avenir, d'autres peuvent retrouver quelqu'un où qu'ils soient dans le monde, ou encore balancer des décharges électriques... Finalement dans cette oeuvre, le vampire est plus proche que jamais de l'invincibilité...

 

Un reproche tout de même. La vie de vampire est beaucoup trop facile. Ceux qui ont lu DSC_0018Entretien avec un vampire se souviendront peut-être de la mélancolie de Louis, le héros. Il explique que les vampires ne sont plus capables d'aucun désir, ni pour la nourriture terrestre, ni pour les gens, hormis leur obsession pour le sang humain. Ici, on a l'impression que les vampires ne souffrent pas beaucoup plus de leur régime alimentaire que les végétariens humains que je connais, qui ont l'air très heureux. Du coup il n'y a pas vraiment de prix à payer pour l'immortalité et les pouvoirs cosmiques phénoménaux. C'est un peu dommage je trouve...

 

Du coup, j'ai choisi d'associer Twilight, enfin au moins le tome 1 Fascination en français, avec une recette addictive, fondante, presque trop sucrée, mais d'une simplicité enfantine. Les enfants adoreront la réaliser. J'en connais même un qui la faisait tous les mercredis après-midi pendant son année de CE2...

 

C'est un fondant chocolat-crème de marrons. Ah oui et c'est un gâteau noir, ça s'imposait pour une recette liée aux vampires. Clic pour la recette...

La photo sur le piano c'est parce que tout vampire qui se respecte joue des nocturnes de Chopin avec un air pénêtré et ça, Stephenie Meyer l'a bien compris.

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