Il y a quelques jours j’ai associé les bugnes lyonnaises au livre les Ensorceleurs de la collection Page Blanche. J’avais envie d’en dire plus sur ces beignets de Carnaval.
Je vous parlais de l’interjection « Bugne  !» quand on heurte quelquechose où que l’on se cogne, du verbe « bugner » (j’ai bugné en voiture…). Et bien après quelques petites recherche, il semblerait que le mot bugne vienne du franco-provençal, « beigne », qui signifie bosse. Cette étymologie explique les deux sens du mot bugne : c’est à la fois un coup, une ecchymose, une bosse, et un beignet avec une bosse sur le dessus.

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Dans la région lyonnaise et le Dauphiné, les charcutiers préparaient ces friandises pour Mardi Gras, car ils savaient que les clients allaient déserter leurs échoppes pendant tout le Carême. Apparemment les bugnes ont longtemps été fabriquées à base d’eau, de farine et de levure de bière, pour pouvoir être consommées pendant le Carème. Au XIXe siècle, on a ajouté du beurre et des œufs dans la recette.
Un peu partout en France, il existe des versions de ces beignets de carnaval. On les appelle : oreillettes, merveilles, bottereaux, craquelins, bougnettes, roussettes, tourtissaux, nouet ou nouettes…