24 février 2009

Des Macarons? Marie-Antoinette de Stefan Zweig

Suite de mon billet d'hier

Et bien oui, la biographie de Marie-Antoinette par Zweig, c’est vraiment le livre qui m’est venu spontanément à l’esprit quand j’ai songé à un livre pour aller avec des macarons. Bien sûr, j’ai dû être fortement influencée par le film de Sofia Coppola. Sans doute la meilleure pub jamais faite pour Ladurée.marieantoinette
Le macaron fait pour moi partie des friandises trompeuses. Il est tellement léger que l’on en fait pas un goûter, à moins de manger des plateaux et des plateaux de macarons, ce qui est considéré comme pas très poli quand on est invité, à mon grand désespoir.
Sitôt mis en bouche, son goût imprègne à peine le palais qu’il est déjà avalé… On a à peine le temps de définir le parfum que l’on vient de goûter, d’en saisir toutes les nuances, qu’il faut déjà habituer ses papilles à une autre saveur.
C’est un peu l’histoire de Marie-Antoinette. Cette jeune fille à peine sortie de l’enfance qu’on arrache à son pays pour la marier à l’héritier d’un des plus puissants royaumes d’Europe. Reine à vingt ans. Vive et charmante, ravissante et élégante d’après ses contemporains mais à peine capable d’écrire son prénom, de parler le français sans accent. Croquante à l’extérieur, molle en dedans… Dont la beauté et la coquetterie n’auront duré que le temps de croquer quelques macarons…
Zweig a été le premier à pouvoir accéder à la correspondance du comte Axel de Fersen, amant (ou pas ?) de Reine de France et le premier il livre une biographie pleine de recul, il dresse un portrait très humain de cette femme, sans en faire ni monstre, ni une martyre. On retient souvent deux nouvelles de Zweig, 24 heures de la vie d'une femme et le Joueur d'échecs. Il a écrit énormément de biographies. C'était sans doute logique pour un écrivain qui possédait une telle capacité d'empathie.

Je retiens l'idée de Flanagan et de la poésie du XVIe... Sur le lien que tu as donné pour lire les sonnets de Shakespeare, j'ai trouvé ceci:

Lorsque quarante hivers auront assailli ton front et creusé au champ de ta beauté des tranchées profondes, la fière livrée de ta jeunesse si bien regardée maintenant sera la vêtement foulé que l'on tient pour peu de chose(...)

Cela fait résonner en moi le souvenir de ce poème de Ronsard, ultra-connu:
Mignonne allons voir si la rose...

Finalement, le macaron évoque en moi pas mal de nostalgie...

Posté par Elzevier Panns à 18:34 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
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Commentaires sur Des Macarons? Marie-Antoinette de Stefan Zweig

    Bonjour, je réponds à l'invitation et viens de parcourir ton tout jeune blog. Original ce mélange littérature et gastronomie !

    Posté par calepin, 25 février 2009 à 09:20 | | Répondre
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